La mort subite du nourisson...  

Autrefois, lorsqu'un petit enfant décédait sans raison apparente durant son sommeil, on disait qu'il était "mort au berceau". Aujourd'hui, on parle de mort subite du nourrisson (MSN) mais la cause du décès demeure mystérieuse.
Loin de nous l'idée de vouloir angoisser les jeunes parents en abordant ce sujet délicat. Nous voulons juste attirer leur attention sur les mesures de prévention recommandées par le corps médical. Des mesures qui, ont fait chuter de moitié le nombre de cas de mort subite du nourrisson. Rappelons toutefois que la MSN ne touche en Belgique qu'un tout petit nombre d'enfants (0,8 à 0,9 pour mille).

Lorsque le décès d'un nourrisson survient de manière inopinée et qu'en dépit d'une autopsie approfondie, il demeure inexpliqué, on parle de mort subite du nourrisson. En Belgique, il s'agit de la première cause de mortalité infantile entre un mois et un an. A l'heure actuelle, les médecins mettent en cause les trois "grands M" pour expliquer la MSN: les maladies, le milieu et la maturation.

Premier "grand M", une maladie grave, telle la méningite, peut se développer de manière fulgurante chez un jeune nourrisson sans aucun signe annonciateur.
Le deuxième "grand M" est celui du milieu. Des conditions défavorables dans l'environnement du nourrisson peuvent entraîner un risque vital. Un nourrisson peut, par exemple, s'étouffer dans un matelas ou un oreiller trop mou.
Le troisième "grand M" des morts inopinées regroupe l'ensemble des mécanismes de maturation. Il s'agit de la maturation des systèmes contrôlant les fonctions vitales comme la respiration, l'activité cardiaque, les réactions neurovégétatives ou la dynamique digestive. Le jeune nourrisson dont les fonctions vitales sont instables peut développer des blocages respiratoires ou des ralentissements cardiaques durant le sommeil, ce qui peut lui être fatal.

Le test du sommeil :

Pour éviter les accidents de MSN, le corps médical a mis au point un test du sommeil, appelé aussi polysomnographie. Le but de cet examen est de définir si un bébé présente, durant son sommeil, des anomalies cardiaques, respiratoires ou neurologiques. Etant donné que 80% des accidents de MSN se produisent entre deux et six mois, l'idéal est que le nourrisson passe une nuit complète en clinique à l'âge de deux mois, avec sa maman si elle le désire.

Rassurez-vous tout de suite, l'examen en question n'est en rien douloureux pour l'enfant. Une infirmière place des électrodes sur le corps et le visage du bébé, lesquels permettront d'opérer des enregistrements graphiques. Actuellement, un enfant sur dix est soumis au test du sommeil. Et d'insister sur le fait qu'il n'y a pas de test systématique! Si le nourrisson présente un risque vital dépisté par les enregistrements graphiques, un moniteur de surveillance cardiorespiratoire est délivré gratuitement à la famille. Encore une fois, pas de panique: 900/0 des enfants repartent sans moniteur.


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Last Update : 14-Nov-2008